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Loisirs - Rencontres aussi dans la presse :

Rencontre avec Vous - Volume II
Après le succès du premier volume, voici le nouveau cd de Danièle Gouyon, « Rencontre avec vous » Volume II. Un nouveau CD de notre collection « Vie pratique » qui vous permettra d’aborder, de la meilleure façon grâce à 5 exercices de sophrologie, des situations de stress que la vie apportent : Un rendez-vous important : Que ce soit dans le cadre de votre travail, ou de votre sphère privée, de nombreux rendez-vous peuvent être stressant. Rendez-vous d’affaire, ou bien avec votre banquier, voici un exercice qui vous permettra de vous préparer au mieux. Vous avez un examen : Qui n’a pas connu le stress de l’examen, le stress de la feuille blanche ou de l’examinateur désagréable, quelque soit le type d’examen, cet exercice vous aidera à affronter cette épreuve plus relaxé avec moins de stress. Vous êtes enceinte ? Allez à la rencontre de votre enfant dans ce merveilleux exercice plein de douceur et de tendresse. Aide au sommeil pour les enfants : Lorsque vient l’heure du couché, votre enfant a du mal à retrouver son calme, à trouver son sommeil. Voici un exercice de sophrologie fait pour lui et rien que pour lui. Sous la forme d’une simple histoire, il l’aidera à passer ce moment délicat. Ressourcement : A travers un exercice fait de formes, de couleurs et de rencontres, retrouvez vos forces et équilibres intérieures.
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Être vieux
Pour un premier numéro, nous aurions pu mieux choisir ! Un sujet qui fait vendre, par exemple ; ou qui fait pleurer Margot ; ou les deux. Que sais-je ?  Les OVNI, Jamais sans mon fils, La minceur est-elle congénitale ? Docteur, est-ce grave ?  Obsédés par une promotion fulgurante, l’actualité nous eut fourni en séduisantes horreurs :  Les Cubains sont-ils de bons nageurs ? Coca-Cola va-t-il s’associer à Durex ? L’ONU risque-t-elle d’attraper le choléra ?  En somme des sujets simples, impérativement grégaires, mais frappés au coin du bon sens par cette originalité mercantile et discrètement tapageuse qui fait les revues à la mode et les lecteurs hébétés. Non, nous avons préféré la porte étroite, le sujet soft, celui qui rebute la lectrice-Contrex, Mademoiselle-Loisirs ou Monsieur Santiag. Nous avons, inconsciemment par défi (ou pour nous démarquer consciemment) choisi le tabou discret, l’interdit malencontreux, la maladie éternellement transmissible : la vieillesse. En somme, nous avons voulu parler de notre peur, celle de nos rides futures, notre lente désagrégation vers le néant, le « Je n’ai plus que les os » du cher Ronsard – peut-être pour montrer (ou faire accroire) que nous avions cessé d’être frivoles, agités, crédules. Faire un pas vers la très sainte sagesse, celle que les films de série B caricaturent dans l’image du vieux chef Cheyenne décrépi ou du filiforme Chinois à barbichette, le visage parcheminé par le temps. Car l’accréditation d’un savoir ou d’une dignité exemplaire échappe à la spiritualité occidentale. Nos dieux et nos héros meurent trop jeunes. Nous amalgamons le Christ, Claude François et Coluche parce qu’ils ont eu le bon goût de mourir vite. Septuagénaires, on eut ri de les voir se démener sur la scène, l’un pour tirer des poissons de son chapeau, les autres pour chevroter chez Sevran. Oui, toute notre éducation est ainsi faite que la bêtise étincelante des jeunes nous stimule, et nous accable le bon sens parcimonieux des vieillards. Aux yeux des puissants, l’impuissance est une tare irréversible dont on se dédouane par l’oubli. Dans ses Caractères et anecdotes, Chamfort raconte : « On disputait chez Mme de Luxembourg sur ce vers de l’abbé Delille : Et ces deux grands débris se consolaient entre eux On annonce le bailli de Breteuil et Mme de la Reinière : “ Le vers est bon ”, dit la Maréchale » La haine ou le mépris du vieillard ne date pas d’aujourd’hui :  qu’ils se consolent entre eux !  Eu égard aux impératifs de l’humaine société (produire, polluer, massacrer), pas plus que l’enfant ou l’animal, le vieillard n’a sa place dans notre meilleur des mondes. Heureusement veillent des brimborions de morale (les euthanasistes sont pétris d’excellentes intentions) et l’omnipuissante médecine. En prolongeant notre vie, les émules d’Hippocrate ont triplé leurs honoraires. Que le dieu des Mathusalem les en préserve ! Même monnayable, leur secourable présence n’a pas de prix. Donc, cette revue. La première. Pour nous rappeler, comme le faisait Rousseau à propos de l’enfant, que le vieillard n’est pas un adulte en miniature, mai s un homme à part . Qu’il mérite ce que nous souhaiterons mériter : le respect de sa souffrance et la dignité de son état. En somme, les ultimes miettes d’un bonheur qu’on est en droit d’espérer à l’orée des portes frémissantes de la mort. Car, à tout heure,  à tout âge,  comme la formulait déjà Baudelaire, l’obsédante question nous est posée : «  Quand partons-nous pour le bonheur ?  » Léon Bauprac
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Attention école !
Sur un sujet aussi monumental que l’école, aussi commun, aussi sensible, il fallait s’attendre à tout : de la maîtresse moustachue jusqu’au bizutage intolérable, en passant par les chiottes dans la cour et les récréations stridulantes où se donnent et se prennent les coups qu’on rendra au centuple une fois adulte. C’est pourquoi, prudents et précis, nous avons ajouté « attention ». Perche tendue aux instituteurs, professeurs que ces mots associés pouvaient agacer ou enthousiasmer, et bien sûr aux écrivains que la chose scolaire asticote. Autant cracher dans l’eau : le corps enseignant est muet. A moins que l’intérêt de son ministère pour le poids des cartables ait achevé de le consterner. Toujours est-il qu’il n’a pas eu le cran de faire cent lignes sur sa grandeur et sa décadence. Disons que nous imaginions recevoir quelques anecdotes exemplaires, quelques coups de gueule à défaut de textes de réflexion. Las ! Même leurs souvenirs sèchent. Ou bien est-ce l’encre à l’approche des vacances d’été ? C’est dire si le plus beau métier du monde en a pris. Ça méritait qu’on lui secoue les palmes, pardon les plumes. Alors, voici le programme : l’école est un moindre mal. C’est tout.  Hors l’apprentissage de base, lecture, calcul, écriture, les enfants perdent un temps précieux dans les classes . Non parce que le reste n’a pas d’importance (encore faudrait-il se poser la question du vrai savoir) mais parce que ce reste-là, tel qu’il est transmis, est matière à leur faire croire en des valeurs dangereuses, à déformer la réalité, à canaliser leur imaginaire, à former en eux d es stéréotypes et des obéissances primaires,  à les sociabiliser à outrance, à les rentabiliser. Et ceci dès l’âge tendre. Théoriquement, ça devrait faire peur. Non, ça amuse. Tout comme l’armée, le mariage, la messe, la démocratie (encore un moindre mal), l’école fournit, dans les dîners, des sujets de conversation inépuisables, des moissons de souvenirs pleins de détails humiliants pour les protagonistes mais drôles à pisser pour les autres. Il y a, d’ailleurs, à puiser ainsi dans l’enfance pour cimenter les différences et se marrer en société, quelque chose qui rappelle les fonds de sauce dans les cocottes froides : du gras et du figé. Nom d’un chien, on s’en souvient pourtant. On n’est pas idiot. On a bien rué dans les brancards quelquefois. Il y a eu des alertes. Quelque alarme a dû sonner dans nos jeunes cervelles. Une punition. Une raclée. Un cartable vidé dans les orties… Extrait de l’éditorial
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